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Je n’ai pas le droit à mon burn-out 1

C’était un mercredi, je me suis réveillée. Difficilement, je suis allée faire ma tâche en mode pilote automatique, faire la vaisselle de la veille pendant que le café passait, Seulement ce matin-là il n’y avait plus de café.
Habituellement, c’est une étape de ma journée que j’affectionne. Cela me réveille en douceur, me mettre en action me donne mille et une idée. Mais ce mercredi-là, j’avais pas envie, il y avait comme un bouton on-off éteint. J’ai à peine fini cette vaisselle.
Je suis remontée, toute penaude. Cela fait plusieurs jours que j’opère une fuite auprès de mon mari que j’adore. J’ai même pas envie de lui parler, pourtant je suis une gourmande de câlins habituellement. J’aime le contact, j’ai besoin d’embrassade corporelle avec mes enfants, avec mon conjoint. Et là, j’observe que je fuis.
Pourtant, je pense que c’est aujourd’hui que j’en ai le plus besoin.
Mais je fuis.
Depuis, quelques mois, mon cher et tendre m’entend dire :
« j’en peux plus, je suis fatiguée de ces longues journées. Tout est incertain, je n’avance plus dans mes projets. »
Celui qui m’anime est l’écriture. Et là encore, une conspiration de l’univers m’empêche l’aboutissement du projet. Enfin, c’est ce que j’ai décidé ce matin-là.
Alors que d’habitude, je me dis : « ok, ton projet est au ralentit, c’est parce qu’il doit sortir à un moment plus stratégique. Il est trop tôt, c’est la période de toutes les sorties de livres, s’il part maintenant , il sera dans une mare où les personnes iront sur des valeurs sûres à savoir des auteurs qu’ils connaissent et affectionnent plutôt que sur une inconnue » : voilà ça c’est moi au quotidien.
Je vous assure, le positivisme ancré en moi.
Mais ce matin-là : non, il y a comme une angoisse qui monte. Pourtant des angoisses je connais. Mais là c’est autre chose, un ras de marré de ras le bol.
Et je fonds, je pleure. Je m’effondre quelques minutes. Et pourtant je reprends mon pilote automatique. Je me suis engagée à réaliser certaines missions professionnelles, il faut que j’y aille. D’ailleurs, si je ne le fait pas, je ne serais pas payée. Je suis entrepreneuse. Je n’ai pas le choix que de travailler pour subvenir à mes besoins.
Alors, je trouve une excuse à mon état : les hormones. A chaque période de règles, je suis davantage ravagée par la foule d’émotions qui me traversent.
{mettre un lien sur ce qui se passe physiologiquement pendant les règles}

Mais si je suis honnête avec moi-même cela fait quelques années, que je me sens fatiguée. D’ailleurs, cela se voit sur mon corps. Il est moins dynamique, mon visage est triste. Et j’ai régulièrement des périodes où je crie à mon mari : « j’en ai marre, j’arrête tout ». Pourtant je suis encore et toujours là. Après la tempête, le calme revient en attendant la prochaine.
Pourquoi ? Car je m’interdis de mettre en danger mes proches. Mes enfants, je les ai eu d’une première union. Et malheureusement pour eux, leur papa, d’une certaine fragilité émotionnelle n’a pas su être présent pour eux. Je suis donc leur seul repère. Voilà un fait que j’ai créé. Je me suis trouvée prisonnière de ma propre personnalité d’indépendante autonome ayant du mal à demander de l’aide.
Pourquoi ? Parce que dans mon métier, c’est moi qui donne de l’aide. Et puis cette putain de valeur qui m’accompagne, celle de la sécurité financière, vient alourdir un peu plus mon besoin d’autonomie.
Certains seront admiratifs, je le sais car c’est ce que l’on m’a déjà dit, d’autres n’y prêteront pas attention. Moi, ce que je peux vous dire, c’est que même si en écrivant ces lignes, on a l’impression que je déplore ce fait, je pense que cette valeur est l’une de celles qui m’a fait prendre des décisions super folles.

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